On n’a pas tous les jours deux Mylan
Par Christophe Sibille

Christophe SIBILLE l’homme au micro

Putain, fait chier, à chaque fois, c’est la même chose.
-Ben quoi?
-Ben ouais, c’est pareil! Depuis plus de deux mille ans!
-Maille lanne! On dit deux maille lanne! Pas deux mille ans, enfin!
-C’est vraiment un truc de malade, ton machin, là.
-Mylan? Bien sûr, que c’est un truc de malade! C’est des médicaments, abruti!
-Un truc de ouf!
-Non, ouf, ça serait «ouf» si on en était enfin débarrassé, «ouf» si ça changeait enfin! Mais là, c’est chaque fois la même chose!
-Mais quoi, à la fin?
-Ben, Noël! Tous les ans, ça revient!
Et à la même époque, en plus!Dès le début de l’automne dans les supermarchés, pour faire chier les parents qui sont obligés d’avoir leurs enfants avec eux quand ils achètent la bouffe de la semaine: «maman, cette poupée qui pète, et qui chante du maître Gims, – d’ailleurs, ça sonne à peu-près pareil, entre parenthèses – quand on lui touche l’anus, je la veux, maman.» «Papa, pour Noël, tu m’achètes le dernier smartphone avec sextos de Bernard Cazeneuve et application pour bénir incorporés? Dis, papa?»
Noël! Plus moyen de se balader tranquille en ville, dans une tout de même relative pénombre, en susurrant langoureusement des conneries d’amoureux à ta compagne rougissante! Avec ces putains de décos urbaines, qui nous carbonisent les rétines! Et qui utilisent à elles seules deux centrales nucléaires! En ayant été installées dès le lendemain des décisions prises par la Cop 21!
Noël et sa bouffe! Son caviar, son foie gras, son saumon …
Mais restez simples, bordel! Mangez du cochon!
Noël au bâcon, et Pâques aux rillons, la voilà, ma devise!
Mais il n’y a pas que la bouffe, dans la vie!
Mais il y a quoi d’autre, me direz-vous, Rachel, et je sais que vous n’êtes pas sans ignorez que je sache que vous le sussiez, du verbe savoir, évidemment!
Ben oui, on est en France! Après manger, c’est le cul!
Bon, et les seins, aussi, je ne voudrai pas qu’il y ait de jaloux.
Donc, Noël m’inspire aussi un autre conseil, encore plus empreint de poésie que le précédent, ô, mon auditrice préférée, tu peux prendre des notes, deux points, ouvre donc les guillemets:
«commence par sucer les boules, tu finiras par le sapin».
Sans y mêler la moindre connotation de politique nationalo-locale castelroussine, ça, c’est pour tout à l’heure, dans la chanson de fin.
Si vous avez des questions, appelez nous!
Joyeux Noël à Wladimir Poutine, qui, lui, pense à sa domination totale sur le monde et pas seulement en rasant Alep.
Alep, ou le repassage a succédé au savonnage. Bonnes fêtes aussi.
Un joyeux Noël également à Claude Guéant, condamné à du sursis pour s’être reversé, pendant vingt-quatre mois, cinq mille Euros par mois de primes réservées aux FES des policiers. (Je précise à toutes fins utiles, afin qu’on ne me traitât pas à tort d’obsédé du cul, que «FES», F.E.S., signifie «frais d’enquête et de surveillance».
Du sursis! Il a eu du pot, Cloclo! Il aurait gaulé un morceau de fromage dans un supermarché parce qu’il n’avait rien clapé depuis trois jours, il allait direct rejoindre Balkany en zonzon!
Eh, Christophe, réveille-toi!(Sur l’air de «bobo-Léon», de Bobby Lapointe.)
«Car Balkany en zonzon,
C’est de la science-fiction». (bis)Et, donc, afin de finir en chanson sur la droite de gauche après avoir commencé en chanson sur la droite de droite:(Mon beau sapin)
Mon beau Sapin, roi du budget,
Que t’avais fière allure,
Mais les primaires
T’ont dégagé
Ton plan d’carrière
Va se calmer,
Mon beau Sapin, en route vers
De nouvelles aventures.(Petit papa Noël)
P’tit candidat Manuel
T’as niqué la gauche plurielle,
Le gros voulait se présenter,
Tu lui a dit de n’pas y compter,Là où tu m’as fait rire,
C’était vraiment du délire,
C’est quand tu as fait un doigt
A ce bon vieux 49-3!

par Christophe Sibille

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