On va aux putes ?
Par Ze Fred , le 3 décembre 2013

La crotte-nique à Ze FRED, l’apolitique incorrect

J’aime bien cette expression : « On va aux putes ? ». C’est plus sympa et plus poétique que « On va au coiffeur ? » ou : « On va au dentiste ? » Put’, ça rime avec rut. Alors que dentiste, ça rime avec kyste. Par contre « Touche pas à ma pute ! » pourrait être le slogan d’un maquereau. On parle beaucoup de ces dames, en ce moment. Mais, je n’ai encore entendu aucun hommage, aucun éloge, aucun témoignage de respect pour ces femmes de noble vertu, ni de la part des chiennes de garde, ni de la part de ceux qui raquent pour y mettre leur queue.

Depuis des lustres, on emmerde les catins avec des lois à la con. Il n’ y a pas plus faux-cul que l’Etat. En effet, celui-ci veut combattre la prostitution mais c’est le premier à taxer celles (et ceux) qui vendent leur corps. Ben ouais ! Une pute paye ses impôts comme tout le monde ! Bercy ne crache pas dessus ! Elle cotise, par conséquent, elle participe à la vie de la cité. Il est vrai que l’argent n’a pas d’odeur. L’Etat, via son ministre de l’économie, est le 1er proxénète du pays. Tout le monde le sait, nous sommes donc des tartuffes. « Cachez-moi cette putain que je ne saurais voir… »

Avec ce manifeste des « 343 salauds », ces crétins ont tout d’abord montré qu’ils étaient étrangers aux subtilités de la langue française. Ces pauvres d’esprit s’imaginent que «salaud» n’est rien d’autre que le masculin de « salope ». Pourtant, dans l’inconscient collectif, le salaud est un enfoiré sans scrupule qui vous fera une crasse pour son bien-être personnel. Il y a une devise bien connue du salaud : « Le monde est constitué de 2 catégories d’individus : les baisés et les baiseurs. Moi, je préfère être du côté des baiseurs. ». Grâce à ça, il peut se dire : «Le monde est ainsi fait. Alors, c’est pas d’ ma faute si je suis une ordure ! ». Tant qu’il brille, il séduit des millions de petites fientes qui rêvent de devenir la grosse merde qu’il est…La salope, c’est autre chose. Quand une nénette dit : « Je veux disposer de mon cul comme je l’entends et offrir ma chatte à qui lèche bien ! », vous pouvez être certain qu’un mec va balancer : « En fait, t’es une vraie salope ! ». En général, elle s’assume en tant que telle. En gros, une salope, ça se mérite. Elle aime jouir. Ca sous-entend que le mâle doit être généreux. Et elle nous le rend bien, la cochonne ! On dit d’une femme adultère que c’est une salope car elle procure du plaisir à quelqu’un d’autre que son mari. Par contre, on ne dira pas de lui que c’est un salaud, s’il trompe sa femme. On le qualifiera de coureur de jupon. On évoquera la crise de la quarantaine, pour lui trouver des excuses. Personnellement, je préfère passer du bon temps avec une salope, qu’avec un vagin plâtré. Avec la première, je suis certain de me retrouver sur les voies du 7ème ciel mais, il y a gros à parier que la seconde va me traîner sur les plus courts sentiers qui mènent à la morosité conjugale et au micro-ondes…

« Il s’en fallait de peu mon cher que cette putain ne fut ta mère… », chantait Brassens. Autrefois, les bourgeois surnommaient les putains « Filles de joie ». Les salopes, quelque part, en sont aussi. Par contre, un salaud ne sera jamais un garçon « de joie » ! Quand on voit la tronche de ces 343 têtes de noeud, on se dit que les pauvres mères ont dû en baver du trou, pour les chier ! Si cette bande de glandus avait lancé le manifeste des « 343 fils de pute », ça aurait eu plus de gueule. Au lieu de n’ évoquer que l’aspect client, on aurait pu débattre de la place de la prostituée, dans cette société qui n’est plus qu’une entreprise commerciale et poser la question philosophique suivante : « Qui ne se prostitue pas aujourd’hui ? ». Quand j’étais au lycée, dans les années Tapie, j’entendais souvent cette phrase : « Pour vivre avec son temps et réussir dans la vie, il faut savoir se vendre… ». Le jour où chacun décidera de ne plus se vendre, ce sera le début de la révolution. Pour l’instant, on n’en est qu’au stade de la vérolution…

En vrac

-Depuis que Libé et BFM TV se sont fait visiter par un timbré armé, on entend du « Gnin gnin gnin, c’est très grave, il en va de la démocratie et de la liberté de la presse, lalala.. ». Liberté de la presse ? Quelle liberté ? Il n’y a pas de liberté de la presse. Les journaux sont dirigés par des Seydoux, des Lagardère, des Dassault et autres Rothschild, sans compter les agences de pub. Ils n’ont plus qu’une seule ligne éditoriale, celle de l’oligarchie transnationale et financière ! La presse, elle n’a qu’à crever !

-Marche des Beurs, 30 ans après : Les 1ères victimes de l’escroquerie socialiste, ce sont les Beurs. La gauche leur promet monts et merveilles quand elle est dans l’opposition. Quand elle est au pouvoir, elle se borne à subventionner un concert anti-raciste, de temps à autres. Pour le reste, circulez…Bref, après 3 décennies, ils se font toujours beurrer la raie. Les principaux leaders de cette marche, avec dignité, ne se sont pas pointés à la commémoration. Le ministre François Lamy s’est pris un bide…« Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Les races supérieures ont le devoir de civiliser les races inférieures. » Jules Ferry. Et on continue de fleurir la stèle de cette crevure. N’est-ce pas Monsieur Hollande ?

-L’actualité nous montre que ce pays est de plus en plus ingouvernable, ce qui pourrait être une bonne nouvelle. Pour qu’un parti soit complètement impopulaire, il faut qu’il gouverne. Donnons le pouvoir au Front National. On ne risque pas grand-chose, on touche déjà le fond ! On ne sera pas plus fliqué qu’on ne l’est en ce moment. Le FN ne pourra rien faire, il sera conspué. Et ce sera la chute de toute idée de gouvernement…

-Bienvenu, Naulleau, dans la dissidence ! Pour avoir sorti un bouquin co-écrit avec Alain Soral, Eric Naulleau s’est vu menacé par le grand gourou de Bercy, Pierre Moscovici, chez Ardisson : « Je ne vous mets pas en cause mais on ne dialogue pas impunément avec ce type de personnage. ». Ah ouais ? C’est quoi la punition ? Être privé d’antenne ? Se faire interdire de dépôt-vente, dans les librairies ? Pouvoir et médias : les 2 mamelles du fascisme moderne incarné par l’oligarchie banquière…

-Le père des Tontons flingueurs est mort. Adieu cinéma…

par Ze Fred
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