On veut du cul
Par Christophe Sibille

Christophe SIBILLE l’homme au micro

«La vie est trop courte pour s’épiler la chatte», (Facebook mon a-mur).

Chère lectrice, cette phrase, trouvée au détour des statuts «facebook» auxquels j’ai eu accès cette dernière semaine, m’inspire.
Tout d’abord, un commentaire d’ordre grammatical.
Avoue que je t’ai bien couillée, hein?
Oui, car, dans la formulation présente, qui est-ce donc, qui est censé débarrasser son petit animal familier autant que favori d’un éventuel surplus de fourrure?
Fourrure qui, si on décide de tant soit peu la dissiper, assure les fins de mois de l’esthéticienne; tout en réjouissant le vrai esthète friand de caresses, caresses que la morale réprouve mais qui réjouit tout le reste, si on décide de la laisser raisonnablement vivre sa vie de pilosité intime?
Dans cette phrase, si on l’étudie de manière détachée, (ce qui me pose problème, car elle éveille inextinguiblement en moi tout un tas d’images que j’essaie en vain de chasser), qui donc est appelé à s’épiler?
C’est la vie, voyons!

Mais on peut observer finement que, si elle n’y parvient pas, est-ce parce qu’elle ne semble pas bénéficier d’une longueur suffisante pour parvenir à atteindre cet endroit qui rend fou?
Que de questions pour un simple éclaircissement!
A laquelle la moindre des politesses serait d’avoir répondu de manière intégrale, (si j’ose dire), avant de la faire étudier en analyse grammaticale et logique à des élèves pour qui ces règles, (si j’ose dire également) de grammaire font, (ou devraient faire)  partie du quotidien scolaire!
Et, à ce stade de mon papier, écrit juste avant ce deuxième tour de l’élection présidentielle, tu remarqueras, ô ma lectrice préférée, que j’ai accompli environ mille sept-cent signes, soit environ la moitié, sans dire un mot de politique!
Et c’est tant mieux, parce que, entre ceux qui nous pistolètisent sur la tempe parce qu’on vote pour le banquier pour éviter la facho, celle qui chouine que l’élection a été volée à son leader massimo et qu’elle ne répondra pas aux injonctions d’aller voter pour le banquier pour éviter la facho, nananère, celui qui est persuadée de voter pour le programme le plus social, à savoir celui de la châtelaine candidate des pauvres, pour chasser le gros vilain acquis à la cause du lobby judéo-financier, ceux qui sont outrés  que cet enculé de «Canard Enchaîné» ne soit pas allé regarder ailleurs pendant que leur champion de la suppression des services publics faisait fructifier ses affaires privées, et ceux qui disent d’un ton geignard que leur vote leur appartient, (comme si ce n’était pas une évidence), ces deux dernières semaines furent légèrement moroses!
Dehors, les trous du cul!
Du cul, tout court!
Oui au Gruyère! Non à l’Emmenthal!
(Mais qu’est-ce que je raconte, moi …)
Dieu merci, ce sept mai est également la journée mondiale de la masturbation, ô ma lectrice!
Maintenant, tu sais parfaitement pourquoi tu es allé voter de la main gauche, (sous réserve que tu sois droitière, évidemment!!)
Comme quoi, on peut aller se faire enculer et se branler le même jour.
Quelle économie!
Et, pour finir en résolvant définitivement la duplicité grammaticale du début de cette chronique, la vraie formulation, c’est: «la vie est trop courte pour qu’on s’épile la chatte».
Et, là, je formule un vote d’adhésion totale!

PS: Samedi 13 mai, je serai sur scène à Châteauroux… pour en savoir plus allez sur ce site

par Christophe Sibille

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