Parler pour les autres!
Par Thierry Rocher

Thierry ROCHER renvoie la censure

Le citoyen français de base, comme je le suis,  doit être fasciné par le front syndical de l’hexagone. La nouvelle Loi travail a crée des soubresauts captivants dans la représentation des travailleurs. Les gesticulations de Jean-Claude Mailly, à la tête de F.O., le volontarisme de Philippe Martinez pour faire retrouver à la C.G.T. sa première place, le positionnement acrobatique de Laurent Bergé pour que la C.F.D.T. soit la seule force de proposition crédible, sont riches d’enseignements.

Mailly, tout d’abord, farouche opposant à la loi travail de Hollande, vient d’endosser l’habit de négociateur conciliant de Penicaud. Cela surprend beaucoup d’observateurs mais surtout les membres de son organisation qui l’ont mandaté pour autre chose.

Parler pour les autres quand on s’aperçoit qu’on n’est pas d’accord avec soi-même, quel dilemme!

Mais, à la C.G.T., on n’est pas en reste avec les grands écarts. Comme on dit: il faut arrêter des positions! Et arrêter des positions sans s’arrêter de penser n’est pas toujours facile et nuit gravement à la crédibilité à trop forte dose.
Parler pour les autres en étant sûr de ne pas être accusé de trahison, quel pari fou !

Laurent Bergé, pour la C.F.D.T., peut-il être certain que ses soutiens sont prêts à se sacrifier sur l’autel des revendications, au profit d’idées novatrices dont la mise en place génère l’abandon d’acquis sociaux? Avec toujours la même question propre à la C.F.D.T.: est-ce que mettre de l’eau dans son vin dénature le vin ou améliore l’eau?
Parler pour les autres permet-il des subtilités de langage favorables à la pensée commune?

Mais, pour évoquer l’insoluble interrogation du porte-parole dont la compromission permanente sert d’étendard à l’action syndicale, je ne peux m’empêcher de penser au militantisme politique issu d’une démarche saine, pure qui doit s’accommoder du manque de dignité des chefs.

Par exemple, que penser des sans-grades, des obscures de la France Insoumise dont le sentiment altruiste guide l’engagement? Du bien, évidemment, du respect mais aussi un peu de compassion pour l’aveuglement envers leur direction. Ces Mélenchon, Corbière, Garrido, Simone qui baignent dans le dogme et dont le calcul politique n’a rien à envier aux autres partis. Les admirateurs de Castro, Maduro et d’une presse qui pose les questions souhaitées n’appellent pas le respect. Dans toutes les actions qui servent la défense de ses semblables, l’empathie doit être de mise pour témoigner de la sincérité.

Dans le monde du spectacle, le public se rend compte, plus ou moins rapidement, de l’empathie ou de son absence qu’un artiste a pour lui. L’artiste qui n’aime pas les gens finit par être découvert. L’absence d’empathie finit par se payer. Et dans le monde politique, où la tyrannie de l’égo est la même, j’ose croire que l’arrogance subit le couperet final. Ah l’indécrottable naïf que je suis! Mais naïf je suis, naïf je resterai; la naïveté étant l’état qui m’empêche de vieillir.

A part ça, toujours le théâtre avec les répétitions de « La vie de Léo Tracy (1ère le 14 octobre à Vichy) et les prochains rendez-vous télévisuels : samedi 23 septembre, sur Paris Première, « Le Grand Gala de l’humour politique » animé par Bernard Mabille (je serai en compagnie de Didier Porte, Philippe Chevaliier, Christophe Alévêque, Michel Guidoni..etc ..) et le 25, la reprise de « La Revue de Presse de Paris Première ».

Par ailleurs, le livre « Les pensées de Qi Shi Tsu » est toujours disponible (pour l’obtenir, message sur la page Facebook de Qi Shi Tsu )

Par Thierry Rocher

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