Un petit tour et puis s’en va!
Par Thierry Rocher

Thierry ROCHER renvoie la censure

C’est ce que j’aimerais pouvoir dire bientôt au sujet de la Le Pen. Une première étape est passée; il fallait éjecter l’extrême-droite. Chose faite!. Il sera temps de voir les choses sous un autre angle pour les législatives. La démocratie ne sort jamais grandie quand on se trompe d’élections. Sans être proche du canevas politique d’Emmanuel Macron, j’ai envie, quelques heures après les résultats, de n’avoir en point de mire que les éléments positifs: la jeunesse et le pied de nez aux apparatchiks, la fulgurance d’un parcours qui bouscule, un mouvement qui n’est pas un parti, la réunion de gens qui n’ont rien de commun au départ. Alors bien sûr, on peut se moquer de la mise en scène d’un soir d’élection assez pompeuse, le lyrisme d’un discours mitterrandien un peu ridicule. Mais le soulagement d’avoir échappé au parti de la haine renvoie le regard vers l’optimisme. Tant pis si, pour un temps, on s’attache un peu plus à la forme qu’au fond.

Maintenant, le chantier, c’est de ne pas avoir une meute frontiste à l’Assemblée Nationale. L’objectif doit être celui de faire tomber le masque de la bande extrémiste pour que le plus rapidement possible soit condamnée la garde rapprochée de l’Aryenne pour détournements de fonds publics, et qu’elle soit mise à l’ombre et hors d’état de nuire.

Les législatives permettront de retrouver les débats politiques un peu oubliés en cette fin de campagne en raison des protagonistes en présence. Les fameux clivages avec le bonheur de voir les calculs électoraux et les soucis de carrière entre ceux qui veulent assurer leur avenir et ceux qui veulent repousser leur mise à l’écart ou mise à mort.

La France, ce vieux pays de droite qui comme je le dis souvent s’encanaille de temps en temps  à 51% ne s’écartera pas trop de son destin. Parfois, le peuple de France croit que la gauche avec la brouette de valeurs qui va avec est capable de franchir la porte du palais mais l’usurpation d’identité est monnaie courante. François Mitterrand est l’exemple emblématique. Ce n’est pas pour rien que beaucoup de gens de droite admire Mitterrand. Est-ce un hasard si le gourou Mélenchon est un grand admirateur du fossoyeur de la gauche, enterré à Jarnac?

Un petit clin d’oeil aussi à ceux que j’ai entendus ces derniers temps qui assimilaient Macron à Le Pen, la peste et le choléra, la dictature de la finance face à une idée traditionnelle de la dictature politique. J’ai été assez dégouté de ces vieux thèmes sur la dictature de la finance qui fait le lit de la dictature tout court; ces refrains nauséabonds des années trente avec en toile de fond l’antisémitisme qui ne demande qu’à renaître et grandir.

Autre clin d’œil pour finir positivement : la culture de Macron, à travers la littérature, la philosophie, des domaines peu courants chez les banquiers.

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Par Thierry Rocher

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