Pine ou fesse
Par Christophe Sibille , le 24 septembre 2013

Christophe SIBILLE l’homme au micro

Vous vous souvenez ? Mardi dernier, je vous avais dit que j’allais partir en total live, à partir de ce jour, et pour une période indéterminée, histoire de tenter de contrer en les outrepassant les énormités de l’actu de la semaine !! Hé ben, j’vais vous l’dire, j’abandonne !! Je continue à relater simplement les faits d’actualité. Sans même y ajouter mon grain de sel. Car, même en pétant grave un câble, je ne serai jamais à la hauteur de l’exemple qui vient d’en haut. Vraisemblablement rien que pour nous faire passer « a-priori » pour de pâles amateurs, vraisemblablement. Alors, voilà, à l’état vrac et en brut :

L’i-conne autoproclamée de la manif pour tous les anti-pédés lance une souscription parce qu’elle a les jetons de se retrouver à la rue !! Au secours, vite, appelons l’abbé Pierre !! Et pourquoi elle fait pas comme Zébulon ?? Des conférences !! Je sais pas, moi, au hasard, sur l’irremplaçabilité d’un pénis et d’un vagin conjugués pour élever des marmots !! Mais j’entends qu’Anthony me souffle quelque chose dans l’oreillette de ma boîte mail. Oui, c’est la chronique du « Coq », là, faut suivre … Pardon, maître Casanova ? Oui, notre rédacteur en chef exige un minimum de déférence. Sans quoi, c’est lui qui monte nos chroniques. A sa façon. A la Corse, oui. Pan, pan, pan, j’te coupe. Vous dites, patron ? … Sarko, il a pas fait des conférences, pour combler le trou de son cul de sa campagne ? Pour ça, y’a eu une souscription ? L’argent de ses conférences, c’était pour payer le site internet de promo de sa femme ? Non, ça, c’était le contribuable, c’est-à-dire, vous ou moi ? Contribuable qui, par la même occasion, paye indirectement des impôts sur la souscription susnommée, elle-même étant déductible des siens ?? J’y comprends plus rien !! Vous racontez vraiment n’importe quoi !! Pourquoi pas un Jérôme Cahuzac qui demanderait le remboursement de ses frais de route payés pour aller se payer notre fiole devant l’assemblée, pendant que vous y êtes ? Pardon ? Ca aussi, ça s’est fait ? Punaise, vous déconnez, ou quoi ?? Vous êtes certains que le bijoutier de Nice a pas demandé aux parents du gamin dans le dos duquel il a tiré de lui rembourser le prix des munitions, pendant que vous y êtes ? Non, on sait jamais !!!

Parlons sérieusement. Donc, de cul, oui, c’est exactement ça, Jean-Patrick, d’ailleurs, qu’y a-t-il d’autre de sérieux que le cul ? La chatte, évidemment, vous avez raison. Oui, oui, c’est ça, pine ou fesse.

Alors, que pensez-vous du débat sur la pénalisation des clients des prostituées ? Moi d’abord ? Je marche sur des œufs. Même si, gode merci, ce n’est pas les miens. Oui, pour tous les sujets ayant rapport au sexe, j’ai décidé de remplacer « dieu merci » par « gode merci ». Pardon, Thierry ? Oui, ça m’occupe deux lignes. Oui, c’est ça, toujours ça de moins pour Beigbeder.

Que voulez-vous, j’ai beaucoup de mal avec Philippe Caubère qui, tout merveilleux comédien et auteur de théâtre qu’il soit, dégoise à n’en plus finir sur le fait que le rapport sexuel tarifé serait, en fait, le seul vraiment gratuit. Reprenant de fait à son compte de manière implicite l’argument classique du crypto-fémino-machiste : « ouais, ouais, la femme, la vraie, elle claque chez l’esthéticienne le pognon des courses et des mômes, celui que l’homme lui ramène. Tout ça pour lui faire croire qu’elle veut être la plus belle pour le sucer. C’est elle, qu’est une pute. Beaucoup plus que la vraie. » Vision d’homme des cavernes, à commencer par l’utilisation de ce mot comme insulte.

En disant autant de conneries sur les accords hommes-femmes que sur la corrida, l’ancien de chez Mnouchkine nous prouve simplement qu’il n’a pas lMolière à tous les étages. Oui, camarade, aujourd’hui, elles bossent, les gonzesses !! Déjà hier, même, d’ailleurs. Elles peuvent t’inviter au restau, te prendre par la main pour t’emmener faire un bowling, t’enlever ton fute et ton slibard avant même que tu aies eu le temps de ne pas leur dire : « je t’aime », et jouir en te chevauchant comme une bête. Tous moments délicieux. Qui, au passage, sont tout sauf un allongement bêtement chronophage du temps qui passe entre la première œillade et l’embrochement final ! Pour les vrais hommes, s’entend.

Et c’est d’ailleurs précisément pour toutes ces raisons que je ne peux pas plus blairer le discours de certaines féministes !! Attention, j’ai bien dit : « certaines », je ne veux pas me fâcher avec ma copine Isabelle Alonso, qui a écrit un fort joli pamphlet contre le journal Libération, qui nous présente le putanat comme job de rêve. A partir d’un des très rares exemples d’une qui l’a choisi. Oui, je n’ai pas peur de le dire, goudron et plumes dans le cul pour ces quelques féministes qui ont à peu près le même humour qu’un dernier avis avant saisie et qui, sous couvert de faire mine de protéger leurs collègues mamelliphores en n’ayant pour objectif avoué que vouloir éradiquer totalement la liberté de faire commerce de tout ce qu’on peut, ses mains, ses pieds, sa bouche, ses nichons, sa chatte, ne rêvent simplement que d’amputer de ce qu’elles ont été déboutées de ne pas avoir entre les jambes dans leur enfance tous les membres du genre opposé. Sans doute pour faire bonne mesure. Et j’en connais, parmi celles-ci, qui nous achèveraient quand on ose passer une porte avant elles. Même en la leur tenant, la porte. Alors qu’on ferait mieux de l’écraser à donf, la porte, sur leur triste tronche de mal baiseuse !

par Christophe Sibille

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