Plus du service public, plus d’impôts!
Par Thierry Rocher , le 27 février 2018

Thierry ROCHER renvoie la censure

Quand on ne bénéficie plus du service public, on ne doit pas payer d’impôts ! C’est la réflexion basique qui m’est venue à l’esprit après l’annonce de l’employé libéral macronien Jean-Cyril Spinetta au sujet du transport ferroviaire et de la fermeture des petites lignes non rentables. Faisant suite aux fermetures d’écoles de campagne, de bureaux de postes isolés, avec en toile de fond l’accès internet refusé à certaines régions, ce rapport qui va faire office de référence est la goutte d’eau qui devrait mettre en colère n’importe quel citoyen apte à considérer que la France est un territoire indivisible et solidaire. Eh, oh,  Macron et Spinetta,  le service public coûte cher , eh oui, c’est comme ça. il y a des dépenses immédiates qui coûtent beaucoup à la société mais qui, sur la durée, permettent d’économiser sur d’autres tableaux.

Par exemple, le fait de dépenser pour l’éducation aujourd’hui ou d’encourager les policiers non poussés au tout répressif mais au dialogue dans les cités, ce qui économise des sommes colossales quelques années plus tard pour récupérer des jeunes en perdition. La politique devrait être le pouvoir d’anticiper, de se projeter et on assiste à la gestion à la petite semaine. C’est assez minable mais tellement électoraliste et facile à justifier aux masses populaires. On n’en est pas à une contradiction près. Lutter contre la pollution et multiplier les cars sur les routes. Ben voyons! En plein hiver, Nicolas Hulot n’a pas de chapeau sur la tête, il faut dire qu’avec ce gouvernement, il y a longtemps qu’il l’a mangé.

Alors quand il y a différentes catégories de Français, avec des exclus de la garantie minimum de service public, je comprendrais que ces derniers encouragent ceux qui vivent à l’ombre des privilégiés citadins à la désobéissance civile. J’ai oublié d’évoquer les distances croissantes pour trouver un hôpital ou une maternité et ainsi accoucher plus facilement chez soi, tout ça pour faire plaisir aux nostalgiques de l’étable avec la paille, le bœuf et l’âne comme spectateurs.

Le Macron qui parle et qui serre la main, avec la pogne gauche qui appuie fraternellement sur le poignet de son interlocuteur pour créer cette connivence qui rapporte un max de popularité, et qui a pris toute sa dimension clownesque  au Salon de l’Agriculture peut compter sur les laquais de l’état, jamais avares en flagornerie, à l’image de Castaner ou Gérard Collomb, le plus grand Ministre de l’Intérieur que la France a connu depuis … 2018.

Les policiers parlent souvent des zones de non-droits dans certains quartiers urbains, de mon côté, je veux aussi parler de zones de non-droits (au service public minimum) pour ce qui est de la ruralité, une notion qui réapparait dans les discours politiques, en période électorale.

Alors, les petites lignes qui vont fermer… mais c’est pas grave, puisque les cars de remplacement pourront toujours suivre les rails. J’aurais pu entendre ça dans le flot de conneries déversées par les experts libéraux ces derniers jours.

Cette situation a rendu triste le célèbre philosophe chinois Qi Shi Tsu qui, malgré tout, se bat pour une certaine pensée avec son nouveau livre « Les réponses de Qi Shi Tsu » disponible depuis quelques jours.

Par Thierry Rocher

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