Pourrait-on en finir avec Dieu?
Par Anthony Casanova , le 1 décembre 2015

Anthony CASANOVA est politiquement correct

Anthony Casanova par Babouse
De croisades en djihads, les religions de tout temps n’ont jamais été avares d’oraisons pour trucider son prochain. En France, il a fallu attendre 1905 pour que l’État se dissocie du culte. Après les attentats de 2015, bien que la laïcité soit garante du vivre ensemble et de la liberté de chacun de croire ou de ne pas croire, voilà qu’on accuse la laïcité d’être responsable des dérives barbares et sectaires de certains croyants.

Quelques maires vont même jusqu’à braver la loi pour décorer la maison de la République d’une crèche. Un maire peut mettre un sapin et des guirlandes dans le hall de « sa » maire, mais on lui demande de ne pas associer un symbole païen avec Jésus. La laïcité n’existerait-elle que pour les croyances des « autres » ? La religion est du domaine privé pas du domaine public. Est-ce trop demander de faire preuve d’un peu de clairvoyance ?

Parce que, je ne sais comment le dire tellement c’est con : Dieu n’existe pas. Vous pouvez prier à genoux, à quatre pattes, à cloche-pied, les jambes écartées ou en serrant les fesses : ça ne sert à rien !
 La Terre est ronde, on est allé dans l’Espace, on a marché sur la Lune, on a envoyé une sonde sur Mars et on y a trouvé de l’eau… et jamais la moindre trace d’une quelconque divinité.
Il faut vous y faire : Dieu est une invention de l’Homme comme Zeus, Cupidon et le Père Noël. Alors un peu de décence : oublions la démagogie et la condescendance. On peut comprendre que l’on ait peur de la mort mais ce n’est pas en niant le réel que l’on vivra mieux, bien au contraire.

La religion n’est qu’une addition de peurs, d’ignorances et de superstitions. D’ailleurs lorsqu’on nous bassine avec les sempiternelles « valeurs chrétiennes » de l’occident, c’est oublier un peu vite ce que nous devons à la civilisation gréco-romaine. Nous ne devons pas « tout » aux religions monothéistes qui naquirent au Moyen-Orient. Hormis quelques tabous, le mépris des femmes, la haine du corps, et autres joyeusetés qui firent la gloire des différentes inquisitions, on ne doit rien aux amis d’Abraham, Jésus et Mahomet.
La philosophie, les arts, la démocratie… c’est aux Grecs et aux Romains que nous les devons. Quand on sait qu’Eratosthène (IIIe siècle av J-C) calcula, presque 1 000 ans avant Galiléé, la circonférence de la Terre à 400 kilomètres près, on mesure l’apport des amis de Dieu : un millénaire de retard dans les Sciences, la médecine… et dans tout ce que l’on nomme « le progrès ».

C’est un fait, la religion est l’antonyme de la Science, la croyance est l’ennemi de la raison ! Et je m’en vais vous le prouver par un petit exemple :
A ma droite, une vielle femme superstitieuse armée d’un balai.
A ma gauche, un petit chat noir.
Croyant que le petit chat noir porte malheur, la vieille mégère donne un coup de balai au petit chat qui, aussitôt, décampe avec un gros mal au cul. Cette vieille bonne femme va ensuite mettre tous ses « malheurs » sur le dos du petit chat. Pourquoi ? Pour de sombres croyances « ancestrales », nous dira-t-on. Or, le petit chat noir pense, à juste titre, que c’est la vielle conne qui porte la poisse, puisque, chaque fois qu’il la croise, il prend des coups ! Le petit chat raisonne, et il porte les marques de son vrai malheur : celui d’avoir croisé la foi.

La croyance ne puise sa force et sa ferveur, que dans sa haine de la raison. Lorsqu’on pense, on finit par ne plus croire. De plus, comment le petit chat noir pourrait-il savoir qu’il porte malheur ? Car en se réfugiant sur les genoux de sa « maîtresse », elle a l’air si heureuse qu’il pourrait même se dire qu’il lui porte bonheur.

par Anthony Casanova

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