Dans la rue, des bagnoles et des SDF
Par Patrick Font

FONT exagère mais pas assez

Pollution, poil au nez…

Personne ne me demande ce que j’en pense, alors je réponds: La bagnole n’est pas faite pour la ville. Les mesures prises par les autorités sont des pratiques molles. Les pots d’échappement doivent fermer leurs gueules. Qu’on n’autorise la rue qu’aux bus, pompiers, ambulances…Une ambulance qui peut foncer vers l’hôpital sans se heurter aux embouteillages, ça peut sauver des vies. Prouvez-moi le contraire.

La bagnole n’est pas faite pour la ville.
Comment voulez-vous que ce petit peuple s’éclate avec  ces magmas de bagnoles? T’a essayé de jouer au foot rue de Rivoli ou boulevard des Batignoles? La bagnole,c’est chouette entre les villes, c’est con dans les villes.

Hé, Mouna, tu te souviens quand tu gueulais dans le quartier Latin «Des vélos, pas d’autos!» Et personne, même parmi les gauchistes purs et durs, parmi les écolos de mes burnes flasques, n’a continué à porter le flambeau.

On se résigne.
On se laisse écraser.
On bousille les vieillards et les bébés quant il fait beau.
On se gave de merde volatile.
On dit qu’on n’y peut rien.
On ferait mieux de dire qu’on ne veut rien.
Alors, allez vous faire enculer par les pots d’échappement !

Seuil de pauvreté…

2,6 millions de logements vacants. 1,8 million de sans-abris. Ah! si j’avais les couilles de l’Abbé Pierre, comment que je te fracturerais les serrures des logements vacants pour y loger toutes ces familles! Bien sûr, le gouvernement, qu’il soit de droite ou de droite, enverrait les CRS pour rétablir le désordre, mais y aurait pas assez de matraques pour déloger 1,8 million de familles. Et l’opinion publique, qui n’est pas toujours placentaire; réagirait favorablement à cet heureux bordel. 2,6 millions de logements vacants. C’est odieux. En France, pays riche, pays nanti, FRANCE, TERRE D’ASILE! Asile pour qui? Ben… Asile pour les dictateurs chassés de leur pays, si j’ai bonne mémoire.
Même L’Église, qui hébergea jadis les pauvres gens crevant de froid, même L’Église ferme ses portes au nez de la misère. Salauds de curés! j’aime Jésus, mais pas son service après-vente, nom de Dieu.

Quand je retourne à Paris l’espace de quelques jours, je suis toujours surpris de voir ces familles couchées sur le trottoir, à peine réchauffées par une couverture de « fortune », mendiant quelques centimes face à l’indifférence qui les toise. Des adultes, des gosses, parfois un chien, couchés par terre dans la plus belle ville du monde.
J’ai envie de m’asseoir auprès d’eux, parmi eux, histoire de discuter un peu, apportant quelque présence pour qu’ils ne désespèrent pas.
Mais je passe mon chemin.
Passant parmi les passants.
Lâche…
Et je me dis: «C’est bientôt les élections, et pas un seul candidat ne s’élève contre ce scandale permanent»
On vote pour notre ennui.
Et vous verrez qu’il sera élu!

par Patrick Font

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