L’historique du clitoris (1ère partie)
Par Christophe Sibille , le 22 octobre 2013

Christophe SIBILLE l’homme au micro

 

Quand même ! Un ostéopathe accusé de viol par ses patientes, et qui se défend en prétendant qu’icelles, je le cite, « n’ont pas compris ses thérapies manuelles » !! C’est quand même énorme !! Non, Anthony, une thérapie manuelle, ce n’est pas une reconduite de Léonarda à la frontière par le ministre de l’intérieur !

Pauvre Pallardy ! On ne l’a pas mis en garde, quand il était petit ? On ne lui avait pas dit, qu’il y avait des métiers à risque ? Moi, ado, j’étais tellement frustré de ne pas voir de près un sexe féminin que, quand on me demandait quel métier je voulais faire, je répondais invariablement : « soit gynécologue, soit bidet ». Et puis, j’ai un peu réfléchi. Quand, quelques années plus tard, j’ai eu l’occasion de travailler avec le club international de gymnastique rythmique et sportive d’Orléans pour écrire des musiques pour accompagner les mouvements des jeunes danseuses, j’enviais un peu moins les kinésithérapeutes qui réparaient à plein temps leurs petits bobos. Et pourtant… …

Comment, Anthony ? Vous n’avez jamais vu de danseuse de GRS de haut niveau ? A côté, Doriane Vidal, c’est Nadine Morano !! Comment ça, Anthony ? Vous ne savez pas qui est Doriane Vidal ? Enfin !! Elle a été trois fois championne du monde de half pipe !! Vous ne savez pas ce qu’est le half-pipe ? Moi non plus, mais franchement, quand j’ai vu cette dénomination de discipline sportive s’afficher sur mon moteur de recherches préféré, ainsi que la tête de la championne en question, je ne saurais vous celer que ça m’a un peu émoustillé. Hé bien je n’ai pas été déçu ! Le half-pipe, c’est, « stricto sensu », une structure pour les sports de glisse !! Si, si, je vous jure !! Et, à ce sujet, me monte une question ; si on enlève le « half », il ne reste que la glisse ??

Non, sérieux, j’aurais été kiné chargé de remettre de tels canons en état de danse, j’aurais fini comme Pallardy. Je me connais. Il ne m’aurait pas fallu deux semaines.

Pour en revenir à notre réparateur- ramoneur de rombières, autant d’années d’études paramédicales et ignorer que le clitoris n’est pas un muscle, c’est quand même énorme !! Ou alors, c’est simplement qu’il trouvait dommage de se limiter, et à décidé de remettre en place aussi des chattes et des nibards, allez savoir ?

Donc, finalement, le clitoris, c’est quoi t’est-ce ? Hé bien, pour aujourd’hui, je vais me contenter de vous dire ce que ce n’est pas. Grâce à ce que m’ont confié les dizaines de milliers de beautés dont j’ai su capter la confiance, avec le sex-appeal confinant à l’envoûtement que, tous, vous m’enviez… … hé, ho, je déconne !!

Mais n’empêche. Oui, le clitoris. Pardon, non, le clitoris, pour encore beaucoup trop d’hommes imméritants d’ailleurs plus à plaindre qu’à blâmer, c’est un obstacle futile et malcommode que le mâle, le vrai, condescend à frotter maladroitement et avec plus ou moins de vigueur pendant une quarante-cinquaine de secondes afin de se donner bonne conscience avant de gratifier sa partenaire, qui est de toute façon sûrement beaucoup trop mature pour apprécier ces pauvres artifices manuels, de son mandrin irrémédiable. Manœuvres manuelles uniquement réservées, comme chacun sait, à calmer dans l’œuf les poussées de sève de la pré-adolescence, et que la belle s’empressera de reléguer aux oubliettes dès que l’amant magicien se pointera à l’horizon pour passer à des choses plus sérieuses, à savoir mettre une bonne fois pour toutes la baguette dans la huche, la clé dans la serrure, la viande dans le four, le saucisson dans la brioche, bon, j’en ai encore tout un tas, mais, à la fin, salace.

Hé ben non, ce n’est évidemment pas ça. Ma copine me souffle dans l’oreille que bon, d’accord, mais maintenant, tout le monde le sait ! Moi, je veux bien, mais vu le nombre de gens qui pensent visiblement que la peine de mort a un effet dissuasif, je n’ose imaginer ce qu’ils sauraient ouvrir comme portes avec la clé du plaisir féminin …

La place m’est impartie, je ne peux vous en dire plus. Mais, comme disait DSK à Nafissatou, ça finira par venir. Et, pour finir sur Pallardy, (situation que n’ont visiblement pas apprécié ses accusatrices), bien fait pour lui ! Il aurait pris soin de ne choisir que des patientes comme Léonarda ou Nadine Morano, il serait encore les doigts de pied en éventail dans son loft !

 

 

par Christophe Sibille

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