Saturation
Par Thierry Rocher

Thierry ROCHER renvoie la censure

Les Français aiment la politique nous dit-on. S’intéresser serait peut-être mieux choisi. A l’issue d’une campagne pour l’élection présidentielle hors du commun, avec les multiples rebondissements que l’on sait, et l’arrivée d’un nouveau président atypique qui ne déclenche pas un enthousiasme démesuré, les français, pour une grande partie d’entre eux, sont en train de s’éloigner des préoccupations politiques. L’engagement politique, pour quoi faire ? Alors que les beaux jours arrivent et que beaucoup se disent : « profitons-en avant le prochain attentat qui va déclencher une vague de « Marseillaise » , j’ai comme la vague impression que ce désintérêt est en train de me gagner. Mais que se passe-t-il? Ce n’est pas un manque d’intérêt pour l’actualité en général, pour les événements qui ponctuent notre quotidien. Mais la conscience des masses ne semble plus primordiale. On va se ressaisir. Sans doute ! Peut-être! Peut-être pas ! On ne peut rien préjuger des envies individuelles, des comportements qui plongent au coeur des bons sentiments et de la solidarité à diffuser. Finalement, je ressemble à la majorité silencieuse ou rampante diront certains. Insidieusement, à force de voir les grands de ce monde, tellement éloignés de notre existence, qui se font un petit G7, les décideurs déconnectés de notre  quotidien, toutes les raisons sont réunies pour que les législatives voient grossir le rang des abstentionnistes. Le plus dur ayant été évité: la victoire du FN, les aquoibonistes refont surface avec leur manque d’espérance et de perspectives positives pour un avenir proche. Alors quand on sent qu’on baisse les bras, la démarche la plus simple est de déléguer et de faire confiance. Je pense que ce sentiment est en train de gagner du terrain. De là à ce que les « masses populaires »  s’aperçoivent que les grandes solidarités sociales n’existent qu’en façade, il n’y a qu’un pas. Une prise de conscience en sens inverse de ce qu’on imagine habituellement. L’individualisme serait-il comme tant d’autres, en marche? L’individualisme a déjà gagné l’essentiel des rapports humains. Et la solidarité qui fait plaisir et réchauffe le coeur de chacun ne se retrouve que dans les heures sombres des catastrophes.

Alors restons positifs pour dire que l’individualisme grandissant est un signe de paix et de sérénité collective.

Pour finir, une note joyeuse grâce à mon ami, le célèbre philosophe chinois Qi Shi Tus qui disait: « J’ai tendance à oublier les cons, j’aimerais que ce soit réciproque. »

PS: Le livre « Les pensées de Qi Shi Tsu » (avec des dessins de Jépida), est disponible allant sur la page Facebook Qi Shi Tsu.

Par Thierry Rocher

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