Sport = pollution
Par Chraz , le 2 juillet 2013

CHRAZnique

Oyez oyez, heureux contribuables,

Ca y est, grâce à mon copain Jean-Louis, qui déteste tout sauf le VTT, j’ai compris qui était responsable du réchauffement climatique : les sportifs ! Tous les sportifs, mais surtout les pratiquants de sport d’équipe. Parce que, rien qu’en France, on a 18000 clubs de foot, 4432 clubs de basket, 5400 clubs de judo, des milliers de clubs de rugby, de handball, de tennis, d’athlétisme, de natation, de trampoline et j’en passe. Dans le monde, ça fait des millions de clubs de n’importe quoi, qui pratiquent des sports qu’on ne connaît même pas et dont on n’a rien à foutre, mais ils existent. Ca a l’air sympa, comme ça, mais le dégât collatéral, c’est que tous les samedis, il y a des centaines de milliers de sportifs qui se déplacent, dans leur région pour les plus petits, en France pour les moyens, et dans le monde entier pour les grands… et s’ils se déplaçaient tout seuls, encore, ça irait. Mais ils traînent derrière leur cul des millions de supporters dans des dizaines de milliers de véhicules de toute sorte !

Un match de foot « Pouziou les Trois Galoches » contre « Les Quatre Routes de Nébouzat », ça déplace quelques dizaines de pékins, mais PSG-Marseille au Stade de France, ça fait déjà des dizaines de cars et des centaines de bagnoles, et Real Madrid-Arsenal, ou pire : une coupe du monde, c’est des avions par centaines qui volent dans tous les sens, sans oublier les milliards de couillons qui crament du courant devant leur télé en picolant de la bière ! Quand nos rugbymen vont se faire bananer en Irlande ou en Australie, à 20000 kms de chez nous, nos footballeurs font pareil au Brésil. Et chaque club embarque des milliers de supporters qui, en plus du kérosène, crament des fumigènes bleu-blanc-rouge à en faire péter la couche d’ozone. Des dizaines de milliers de km tous les week-ends pour prendre des pâtées ou pour voir des milliardaires bronzés se disputer une balle sur du béton ou de la terre battue, quand ce n’est pas un ballon sur de la pelouse tellement bourrée de pesticides que les mecs ferment la bouche quand ils tombent sur le ventre, de peur de crever empoisonnés, bonjour l’écologie ! Le sport collectif, c’est souvent un seul cerveau pour 80000 spectateurs, mais c’est au maximum cinq lourdauds par voiture et cinquante gueulards par autobus, sinon le chauffeur devient fou. Si on veut la mort de la planète à court terme, il faut continuer. Même quand ils ont l’air inoffensif, comme les cyclistes, c’est pour mieux polluer.

Au Tour de France, depuis que la Société du Tour se vend au plus offrant, les coureurs volent plus souvent qu’ils roulent, ça part de Belgique ou de Corse, bientôt ça partira de Dakar ou de New Delhi, ils feront un tour à Terre Neuve, un saut à Haïti ou en Nouvelle Guinée si les papous sont prêts à acheter des bonbons Haribo pleins de bonnes protéines. Et à chaque voyage, ils embarqueront par avions porteurs leurs centaines de camions et de bus tellement gros qu’ils ne passent même pas sous le portique de la ligne d’arrivée. Aujourd’hui, les drogués qui pédalent, le public s’en fout, il attend le passage de la caravane publicitaire pour se jeter sur les stylos et les carambars. Le pauvre spectateur se fait tellement avoir qu’il a le trou de balle encore plus béant que celui de la couche d’ozone, ça fait une petite vengeance !

Sinon, pour la douzième fois depuis 1990, mon association (Le MALELA. Mouvement pour l’Absorption de L’Europe par L’Auvergne) a loué un stand à la Foire OFF d’Avignon… pardon : « à la Foire Off d’EN Avignon, injustement nommée « Festival » pour faire oublier le prix des salles. Comme Guillaume Meurice et un millier d’autres commerçants en spectacles divers, du 08 au 31 juillet à 11 H à la Maison IV de Chiffre, je tenterai donc d’y vendre mon spectacle,  « Finissons-en avec les pauvres », une prestation de droite pour public de gauche, ou de groite pour public de dauche… enfin, on verra bien comment ça se passe. Les bestiaux vont au salon de l’agriculture, les comédiens vont à Avignon, moi j’ai la chance de faire les deux. Bonnes vacances !

par Chraz

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