Suivons l’exemple des dirigeants!
Par Thierry Rocher

Thierry ROCHER renvoie la censure

En cette rentrée scolaire, je dois dire que l’exemple du comportement des dirigeants de la planète est une base éducative intéressante pour les enfants, les moins jeunes ou les autres en phase terminale.

L’éducation, c’est l’apprentissage des valeurs qui permettent d’apprendre et de vivre en société, en développant l’harmonie avec les autres. Partant de ce constat, on se dit  que les décideurs se doivent de montrer la voie. L’été a permis de voir qu’on avançait dans le bon sens, un peu partout sur terre.

Le match à distance entre le loukoum coréen du nord et le président américain d’opérette montre que l’intelligence n’est pas forcément proportionnelle à la place sociale occupée. Je comprends la satisfaction de Trump d’avoir trouvé plus con que lui pour montrer ses muscles et laisser deviner à ses admiratrices la taille de son slip. Et cette vision de l’un comme de l’autre offre à leurs peuples respectifs un espoir que l’échec scolaire et l’absence de culture n’empêchent pas de devenir un décideur incontournable.

C’est donc un modèle éducatif à portée universelle.

L’été a également mis en avant le chef d’état et humaniste turc Erdogan qui s’est rappelé avec dignité le putsch manqué de 2016, avec, là encore, des repères pour les jeunes : la volonté, la ténacité qui leur manquent parfois. Et dans ce cas, quoi de mieux pour symboliser cette leçon de vie que cette phrase : « j’arracherai la tête des traitres ». C’est fort car beaucoup de jeunes ne savent pas que l’on doit toujours arracher la tête d’un traitre. Heureusement qu’un chef d’état est capable de trouver les mots justes pour des situations que chacun peut rencontrer au cours de son existence.

Et bien sûr un modèle éducatif à partie universelle.

Si l’on parle d’éducation, il faut naturellement savoir que si l’on doit rire tous les jours, on ne doit pas rire de n’importe quoi. Les dirigeants connaissent les limites à établir. Une des plus belles décisions estivales est venue de Chine puisqu’il a été décidé que le personnage de Winnie l’Ourson devait être censuré et éliminé d’Internet en raison de sa ressemblance avec le vénérable président Xi Jin Ping. L’autodérision canalisée est un progrès, tout le monde est d’accord.

Encore une fois, un exemple éducatif à portée universelle.

Mais la France, avec Macron 1er, n’est pas en reste dans l’apport d’enseignements. Son éminence Emmanuel a voulu donner une touche différente pour les masses populaires avec une écoute différente, et pour cela, le mieux pour démontrer cette réalité que la présence de toutous à l’Eysée, le fameux Némo, croisement Griffon/Labrador, et Bruno Roger-Petit, croisement journaliste de gauche/Challenges. Quel symbole! Susciter la fidélité, l’écoute, l’obéissance avec des êtres qui connaissent réellement la dévotion. Et en plus, l’altesse Manu a permis de donner à l’éthique journalistique une dimension que seul un porte-parole pouvait donner. Le porte-parole étant à l’expression ce que le porte-manteau est au mannequin.

Merci M. le Président pour cette subtilité éducative à portée jupiterrienne!

Et comme dirait le célèbre philosophe chinois Qi Shi Tsu: «Vouloir se poser les bonnes questions et découvrir trop tard qu’elles sont mauvaises!»

PS: D’autre part, les rendez-vous de septembre, en attendant la reprise de la Revue de Presse de Paris Première, le 25 de ce mois: les représentations de la pièce « A boire et à manger » les 15 et 16 septembre, à Marseille, au café-théâtre, Le Tétard (33 rue Ferrari Vème arrondissement. Réservations: 06 21 09 87 70). Deux nouveaux spectacles seront proposés en octobre et novembre: « Qi Shi Tsu et moi » et ma première pièce dramatique «La vie de Léo Tracy». A bientôt !

Par Thierry Rocher

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