Une trahison de tradition
Par Naqdimon Weil

Les valeurs de Mr NAQDIMON

À l’impossible, chacun le sait, nul n’est tenu. Il ne viendrait à l’idée d’aucun être doué de raison d’espérer qu’un animal fut capable de comprendre les beautés élégiaques de la poésie de Paul Déroulède ou de croire qu’une femme put se plier à l’intransigeante discipline des études supérieures. De la même manière, aucun commentateur digne de ce nom, aussi apolitique fut-il, ne peut, en toute honnêteté, reconnaître la moindre qualité à un dirigeant solférinien ou trouver la plus petite circonstance atténuante au sybarite de l’Élysée pour le désastreux quinquennat qu’il vient d’imposer à notre beau pays. En somme, il est des choses qui sont et resteront toujours dans l’ordre des choses et c’est ainsi que le monde poursuit sa course, dans le respect des traditions ancestrales et des héritages millénaires.

Ainsi, et contrairement à nombre de mes confrères de la presse raisonnable, c’est-à-dire de la presse qui soutient le seul candidat capable de rendre à la France ses lettres de noblesse, son statut de grande puissance, son caractère de Phare des nations et sa position éternelle de Fille aînée de l’Église, je ne vais pas vouer aux gémonies le triste sire qu’est François Bayrou et son pitoyable et obscène ralliement à ce pantin d’Emmanuel Macron, marionnette des banquiers israélites et des financiers étasuniens et anglais. Non, et je le dis bien haut, s’époumoner à longueur de colonnes sur la trahison du Béarnais, c’est comme s’étonner de l’humidité de la pluie ou s’inquiéter de la brûlure du feu, bref, c’est hurler contre les évidences. Car l’ancien Député de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques et toujours Maire de Pau par la seule grâce de ses indélicates reptations électorales ne fait que suivre la pente naturelle de sa triste position politique, celle du centriste prêt à tendre sa sébile républicaine au plus offrant.

S’il faut reconnaître à l’ancien Ministre de l’Éducation Nationale une constante admirable, c’est celle de n’être jamais décevant quant il s’agit de décevoir ceux qui furent ses alliés et ses bienfaiteurs. Non content d’avoir trahi le rastaquouère Hongrois en des temps où l’électeur trompé par la médiasphère pensait devoir se rallier à cet escroc de bas étage, voilà que le Président du Modem se jette dans les bras du candidat du système au mépris de la plus simple bienséance, pendant que François Fillon, digne et noble tel un héros antique, se débat contre les insidieuses attaques des juges rouges et des médias gauchistes. Vomissant sa haine de tout ce qui est grand et généreux, Bayrou-le-Petit court, à la façon d’une courtisane fardée et sans pudeur, se pendre au cou du jeune gandin issu du sérail hollandiste et manipulé par une virago ambitieuse qui n’a jamais été la digne et silencieuse assistante de son époux comme la courageuse et discrète Pénélope qui sut faire de ses loisirs un travail quotidien pour la plus grande gloire de la Nation ! Encore une fois, je ne vois là rien de bien surprenant et me contente de noter que le Béarnais tourne aigre, comme une sauce de son pays d’origine qui aurait passé trop de temps hors du réfrigérateur.

D’ailleurs, comment l’homme de bien et féru de culture historique pourrait-il s’étonner de cette ultime trahison béarnaise ? Comment un Français qui connaît les aléas de son héritage serait-il surpris du coup de poignard final du Palois ? En aucune manière ! Car c’est dans les gènes de cette population sombre et amèrement célèbre pour son alcoolisme qu’il suffit de chercher pour trouver la sinistre habitude de la fourberie et de la félonie chez cette peuplade à moitié hispanique et donc maure. Et c’est en se contentant de rappeler que le plus connu des enfants du Béarn, le tristement célèbre Henry de Bourbon, indûment titré Henri IV de France, n’était jamais qu’un parpaillot honteux caché sous le masque du bon catholique pour voler la couronne de Saint Louis à ses justes héritiers qu’on comprend mieux la nouvelle trahison Bayrouiste.

La semaine prochaine, je vous démontrerai, preuve à l’appui que, contrairement au procès stalinien fait à François Fillon, les poursuites dont Madame Le Pen est la cible sont, elles, tout à fait justifiées.

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par Mr Naqdimon

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