Trois messages de Qi Shi Tsu
Par Thierry Rocher , le 18 février 2019

Thierry ROCHER renvoie la censure

Depuis le 7 février, tous les jours, sur Facebook, Qi Shi Tsu délivre un message au monde. De nombreux lecteurs ont émis le souhait de voir les textes écrits. J’ai donc décidé de présenter les trois premiers. Je donne rendez-vous aux lecteurs du Coq, tous les jours, sur trois pages Facebook (Thierry Rocher/Thierry Rocher Officiel/Qi Shi Tsu),

N° 1
Qi Shi Tsu vous parle. J’ai donc pour mission, tous les jours, de réconcilier les hommes et les femmes de cette planète, rien que ça ! Les noirs, les blancs et bien sûr, les jaunes, une couleur très en vogue depuis quelques temps. Ça me fait penser que les pièces jaunes subissent une désapprobation quasi générale ; des riches je comprends mais des pauvres, je ne comprends pas. Il faudrait peut-être que je lance une cagnotte pour soutenir les pièces jaunes. Voilà une vraie cause nationale que chacun peut alimenter sans être en opposition avec son voisin. Une cagnotte consensuelle. Et en cette période, il est bon d’être dans le consensus, n’en déplaise à toutes les mauvaises langues que vous pourriez croiser et qui vous diront: « consensus ou consensus pas, on s’en branle. » A demain.

N° 2
Qi Shi Tus vous parle. Les pauvres s’affirment de plus en plus. Les pauvres sont fiers aujourd’hui car ils ont compris qu’ils sont nombreux et qu’on est toujours le pauvre de quelqu’un . Et même si, parfois, ils voudraient échanger leurs problèmes de pauvres contre des problèmes de riches, ils savent bien que c’est un monde dangereux. La façon la plus sûre d’y accéder reste la Française des Boeufs mais la fierté d’être pauvre est la valeur refuge pour la nouvelle génération car, quelle plus belle satisfaction pour des parents pauvres que de transmettre à leurs enfants que le luxe est superflu et que vivre dignement n’est pas encore la lutte finale. Alors moi, Qi Shi Tus, je vous le dis: « Quand on en a plein les bottes, il suffit de mettre des sandales pour que les soucis s’évacuent facilement. » A demain.

N°3
Qi Shi Tsu vous parle. Quelle époque formidable! De plus en plus de gens écrivent, de moins en moins de gens lisent, belle complémentarité! Une mauvaise nouvelle? C’est une bonne nouvelle: ceux qui lisent ont plus de choix. Peut-on vivre sans lire? Bien sûr puisque la majorité de la population ne lit pas et survit très bien. Mais autre question fondamentale: vaut-il mieux lire des conneries que de ne pas lire du tout? Oui si l’on       considère qu’il est bon et judicieux de connaitre les mots qui servent à la fois à les écrire et à la fois à énoncer des pensées profondes. En matière de livres, on trouve aussi les albums de coloriage, très en vogue parmi les footballeurs. L’absence de texte ne nuit pas à la construction psychologique de ces sportifs. Lire ou écrire, pourquoi choisir? Mais Qi Shi Tsu vous le dit: « Peu de sans-papiers ont réussi à écrire leurs mémoire ».

Par Thierry Rocher

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