Trump et Macron, des modèles!
Par Thierry Rocher , le 23 janvier 2018

Thierry ROCHER renvoie la censure

A l’heure où l’on célèbre la première année du président d’opérette, Donald Trump  dont la popularité baisse de jours en jours (sauf chez les sympathisants qui ne comprennent pas ce qu’on peut reprocher à celui qui relance l’économie !) chez nos amis américains et à l’heure où l’éminence Macron 1er ne cesse de gagner des points dans les sondages, vient à l’esprit de l’observateur plus ou moins éclairé que je suis, la question suivante: inconsciemment, le peuple a-t-il besoin de se reconnaître dans les principaux traits de caractère de son président ?

En effet, les Américains qui ne trouvent pas leur président, vulgaire, macho, con, sectaire, inculte, approximatif, incompétent ne peuvent qu’avancer grâce à ces défauts devenus entre temps des qualités; une sorte de marque de fabrique servant de curseur à la réussite sociale. Et les doutes émis au sujet de la santé mentale de celui qui a illustré sa réussite économique par le nombre de ses faillites ne remettent rien en cause chez ceux qui l’admirent encore et toujours. Ce peuple pathétique qui continue à le suivre est rassuré de voir que la faiblesse intellectuelle qui les caractérise peut désormais servir d’emblème de ralliement. Un tel succès de la médiocrité ne peut que provoquer l’envie d’un hommage appuyé à la chevelure orange. Et c’est là que l’on voit qu’il y a un nombre incompréhensible d’irréductibles pour lesquels la raison (pure ou impure) n’a pas de  prise.

Mais pourquoi, me direz-vous, relier le Trump au Macron dont les caractéristiques mentales sont diamétralement opposées? Eh bien, parce que le sentiment d’impuissance face aux réalités quotidiennes, la nécessité d’avoir un guide qui a réponse à tout, l’envie croissante de voir la jeunesse enterrer la vieillesse, le souhait de sentir qu’au-dessus, on pense pour vous, avec la certitude que le vil peuple ne possède pas tous les éléments pour le faire, le sentiment que les perspectives ont été patiemment répertoriées afin que des revendications futiles ne créent pas de nouveaux besoins et surtout des besoins inutiles, et que l’argent est la véritable valeur refuge, surtout quand on en a.

Comment ne pas se reconnaître dans ce cadre de vie et récompenser par son approbation celui qui l’incarne?

La différence entre un comportement américain et français? Question valeur, ce n’est pas l’argent, puisqu’à chaque fois, c’est le moteur; ce serait plutôt la façon de l’obtenir, mais est-ce le plus important ?

Alors, bon anniversaire à la caricature américaine et bonne route l’Emmanuel qui n’a pas peur d’embrasser un migrant de couleur !

A bientôt, toujours avec Qi Shi Tsu qui prépare la sortie d’un nouveau livre « Les réponses de Qi Shi Tsu ».

Par Thierry Rocher

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