Very Bad Truimp
Par Christophe Sibille

Christophe SIBILLE l’homme au micro

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Une fois n’étant pas coutume, je voudrais commencer par un remerciement.

Merci, merci, ô inénarrable Françoise Hardy, égérie de la chanson fadasse susurrée à coups d’absence de voix disparaissant derrière une muraille de filtres analogiques, puis plus tard, «progrès» aidant, électroniques. Un rack d’effets d’une telle épaisseur que le nouveau milliardaire anti-élites porté en triomphe par des analphabètes pourrait lui emprunter pour éviter à tous ses compatriotes la proximité délétère de tous ces violeurs de mexicanos en en faisant son mur.
Grâce à ta méchante bêtise, j’ai pu m’abstraire pendant quelques dizaines de minutes de la rivière de vomi que, mardi dernier, le massacre organisé du système d’éducation américain a quasiment directement déversé dans les urnes.
Système d’enseignement, entre parenthèses, largement importé chez nous.
Comme souvent tout ce qu’il y a de pire outre Atlantique, et dont on ne peut que prier le dieu des mécréants pour qu’il ne génère pas les mêmes effets, ici-même, en juin prochain.
Oui, puisqu’on parle enseignement, le cancre a triomphé la semaine dernière. (Quoique triomphe tout relatif, n’oublions pas qu’il a eu moins de voix que la première de la classe un tantinet méprisante du camp d’en face).
Donald Trump, qu’on imagine assez bien, jeune, (si tant est qu’on puisse imaginer Trump jeune), installé tranquillement contre le radiateur chauffant au gaz de schiste le fond de la classe.
Trump jeune, régulièrement conchié par ses collègues élèves parce qu’il les empêchait de bosser, et n’arrêtait pas de faire le con, et de tenter de jouer à chat-chatte avec les gonzesses ; (chat-chatte, je le précise pour ma lectrice, c’est comme chat-bite, sauf que c’est pas un jeu pour ces tarlouzes de démocrates).
Et qui a finalement été, cinquante ans plus tard, élu délégué, par ceux mêmes qu’il n’arrêtait pas de gonfler, en leur promettant de les défendre contre ces méchants professeurs qui tentaient vainement de faire leur taf en les élevant.
Oui, ô ma lectrice, quelquefois, on se prend à se demander si les sept derniers mots d’une des maximes les plus célèbres attribuée à Winston Churchill n’étaient pas superfétatoires.Bref.
Alors, qu’a t-elle donc fait, notre connasse du jour, qui aurait bien aimer, autrefois, agrémenter ses tristes et humides rêveries solitaires par quelques promenades dans la rue deux par deux ?
Ca commençait mal, il faut dire : invitée de la « matinale » de « France-inter », pour quelque obscure raison, (raison vraisemblablement parente de celle qui y a mis le sieur Varrod à la tête de la musique), le jour du décès de Léonard Cohen.
Première parole d’hommage posthume de la part de celle qui, en plus de ses poumons, a dû oublier également ses oreilles dans la salle de réanimation : «Léonard Cohen n’était pas un grand mélodiste».
Gasp !
Avant de glorifier tout ce que la chanson française compte actuellement de diarrhéiques de la strophe : Biolay, Doré, Calogéro …
Pauvre Françoise, même si tu as une carte de donneuse d’organes, au moment où tu casseras ta pipe à ton tour, ton cadavre risquera d’être traîné en justice pour tromperie sur la marchandise, tant il est vrai qu’en sus des feuilles et des éponges, il y manquera aussi la cervelle !
Assassinée après être décédée, comme tu l’as fait toi-même pour Léonard.
En finissant par avoir oublié le nom de celui qui a réalisé les merveilleuses adaptations en français des deux chefs-d’oeuvre absolus que sont « Suzanne » et « l’étranger ».
Very bad Truimp … R.I.P., Léonard.
Et merci pour tout.

par Christophe Sibille

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