Vœux de rance (télé)
Par Christophe Sibille

Christophe SIBILLE l’homme au micro

«Quand le sot se contente de regarder la lune, le sage y met le doigt.» (Confuschia).

Alors voilà, c’est quoi, ces histoires, encore?
Une troisième soirée à suivre comme ça, à moi qui suis amoureux  (quoique souvent éconduit) du service public télévisuel, et je fume  mon prochain chèque de redevance après avoir balancé mon dix-sept pouces écran plat par la fenêtre.
Sans l’ouvrir, la fenêtre.
Ou même l’inverse, tiens.
Comme «la classe inversée»? Nouveau dispositif à la con …  à la mode, pardon, du clan pédagogol qui squatte le ministère de l’éducation nationale.
Tu ne sais pas ce que c’est, la «classe inversée», ô ma lectrice préférée?
Eh bien, je t’engage à continuer, tant je suis convaincu que le plus élémentaire bon sens dont je te sens abondamment pourvue ne saurait t’éviter la nausée après constat de cet outrage à l’intelligence.
Mais, comme je ne résiste pas à l’envie de te pourrir ton mardi, je te le dis quand même. En espérant que tes enfants sont déjà sortis de la catastrophe programmée par la présumée «école de la République.»
«La classe inversée», c’est remplacer l’apprentissage à celui qui ne sait pas par celui qui sait, (qui c’est? Le professeur) par l’apprentissage à celui qui ne sait pas par celui qui ne sait pas.
C’est à dire par lui-même. L’élève apprend à l’élève.
Oui, je sais, c’est aussi (abs)con(s) qu’une page des programmes du ministère de l’éducation nationale.
C’est normal, ça en fait partie.
Mais revenons à nos boutons, (de zapette, faut suivre), et voyons ce qui motive ma hire.
Vendredi soir dernier, en prime time, les défaites de l’amusique?
Là, je n’ai pas pu,  j’avais déjà failli vomir la veille à la même heure. En ayant failli regarder la promotion du fascisme sur le service public.
Promotion largement amplifiée par la mise en confrontation de Marine le Pen avec Najat Vallaud-Belkacem, ministre honnie autant que détestable de l’éducation nationale.
Blondasse contre Nunuche.
Et là, ô ma lectrice, je coupe court à tes accusations de «machisme».
C’est justement parce que je ne suis que respect, admiration, estime, amour, pour mes consoeurs évidemment égales (plus qu’égales! Elles ont l’avantage d’avoir un organe UNIQUEMENT consacré au plaisir, ce qui nous les rend largement supérieures), que je me permet d’en distinguer ces deux représentantes qui leur font honte.
Nonobstant, l’humoriste qui a réalisé le casting pour Pujadas maîtrise vachement mieux le second degré que Charline!
Contre un pitbull, tu mets un pitbull, pas un roquet!
J’ai horreur qu’on m’impose de voir dévorer des bêtes vivantes en direct à une heure de grande écoute! «P.E.T.A.» va porter plainte, à coup sûr!
Si l’idée, c’était d’apporter une contradiction crédible à La Reine me Pine sur son programme concernant l’école, c’est raté! On n’éteint pas un incendie avec du «white spirit», bordel!
A moins que ce soit le service de com du F-haine lui-même qui ait réussi à lobbyotomiser le brain-trust de l’émission pour y imposer Pimprenelle?
Mais c’est pas fini! La soirée politique a continué le lendemain soir, sur la même antenne.
Lors des défaites de l’amusique.
En effet, comment ne pas considérer que la «Victoire» de l’interprète masculin a été accordée à Renaud pour permettre à la campagne présidentielle de François Fillon d’être relancée?
Comment ça, c’est con, ce que je dis?
Il n’avait pas dit qu’il n’excluait pas de voter, je cite, pour «cet homme honnête»?
C’était avant?
Quand bien même! Mon hypothèse est peut-être scabreuse. Mais pouvoir supposer qu’on la lui ait attribuée pour des raisons artistiques, sa statuette, à l’ex chanteur ex alcoolo, vous appelez ça comment, vous?
Pas besoin de regarder. Rien que la vue des «nominés» à l’artiste de l’année est une incitation au meurt … Au zapping, pardon, soyons pacifiste.
Et puis, quand, ce matin, j’ai entendu la question suivante, posée par une journaliste du «Monde», j’ai compris que Najax W.C. avait presque atteint son but:
« Est-ce que tout irait mieux si on sortirait de l’Euro? ».
Une journaliste.
Du «Monde.»
Le journal.
Putein deux raiphormes…

par Christophe Sibille

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