Y’a plus d’valeurs, on est paumés
Par Christophe Sibille , le 25 octobre 2016

Christophe SIBILLE l’homme au micro

sibille-by-rodho

A un moment, il va falloir arrêter!
-Tu dénonces des viols commis par des migrants en France ou en Allemagne, t’es FN.
-Tu dénonces un lâché de cocktails Molotov sur des flics, t’es FN.
-Tu soutiens les forces de l’ordre, t’es FN.
-Tu dénonces le port du voile intégral, en infraction à la Loi, t’es FN.
Mais, putain de dieu, comment en est-on arrivé là ?
Touche pause.
Remettons les choses à leur place. Et commençons par une, par peut-être la seule bonne vraie question de début, comme il se doit pour commencer, à savoir: « la gauche, c’est quoi?»
On m’a toujours appris qu’être de droite, c’était plutôt tenter de trouver un remède dans la répression, alors que le réflexe de prévention, lui, serait souvent considéré comme étant de gauche.
Oui, mais la gauche, en ce moment, elle chie dans la colle, et se torche avec le peu de dignité qui lui reste.
Enfin, quand je dis: «la gauche», je suis à la limite du barbarisme, linguistiquement parlant. Mais tant pis, ô ma lectrice, je ne veux pas te faire perdre le fil que les medias continuent à vouloir qu’on suive. Alors je continuerai à appeler: «gauche», ce qui nous gouverne aujourd’hui, et: «droite», ce qui, (dans le moins pire des cas), nous gouvernera dans sept mois.
La gauche, donc, elle excuse les acharnés du prophète, qui violent à Cologne en prétendant que les femmes violées l’ont bien cherché, parce que leur sillon impur, et tous autres lieux de pure volupté quand elles l’ont décidé, n’étaient pas couverts d’une carapace masquant ces trésors aux regards du pauvre et fragile couillophore qui, sans ce garde-fou, ne peut faire que se les approprier. De préférence par effraction.
Ben ouais, mais ce sont des pauvres réfugiés.
Et, quand on est de gauche, on défend les opprimés, non?
Oui, et alors?
Quand tu tombes en panne sur l’autoroute, ton premier réflexe, c’est d’aller enculer la femme du garagiste qui t’a secouru?
Ou la dépanneuse elle-même, mais là, c’est soit que tu souffres de DMLA à un stade avancé, soit que tes gonades sont des clones de celles de DSK.
Si je m’indigne de la prégnance de plus en plus grande dans notre pays d’une religion qui, souvent dans le monde, opprime, écrabouille, mutile, muselle, cache, écrase, lapide, humilie jusqu’à tenter de la rendre invisible une moitié du genre humain, par pur obsssion du cul, au lieu de profiter avec elle de tous les bienfaits d’une entente harmonieuse, je ne suis pas féministe, ni même humaniste.
Non.
Je suis islamophobe.
Si le fait que l’accès de pans entiers de la République soit réglementé par de petits sauvageo … de véritables grosses saloperies de truands de haut vol, pardon, rendant leur accès à tous les services publics totalement aléatoire, voire impossible, et pouvant métamorphoser à chaque instant tout agent des forces de l’ordre en torche vivante, me hérisse, je ne suis pas un individu normal, préoccupé de l’avenir de «sa» civilisation.
Non.
Je suis islamophobe.
Pourtant, je ne crois pas avoir changé.
Ma vision de la société est toujours celle qui a été défendue par Cabu, Charb, Wolinski, oncle Bernard, Zineb el Rhazoui. «Merde à toutes les religions et à toutes les croyances».
Celle de l’extrême-droite non plus: «merde à tout ce qui est étranger, qu’on n’aime pas parce que ça nous fout les jetons».
Je ne pense pas que la droite non plus ait vraiment changé. Encore et toujours plus engagée dans sa désastreuse fuite en avant à la poursuite du capitalisme financier.
Mais elle a la tâche grandement facilitée par les honteuses et multiples trahisons de la gauche gouvernementale, qui a abdiqué quasiment tous les attendus sociaux et d’équité que recouvre originellement sa dénomination.
Alors, qui puis-je bien être, maintenant?
Un réac de gauche.
Et ceux qui m’ont tourné le dos sous prétexte de droitisation, je les encule.
Par les narines.P.S.: dans ma chronique de la semaine dernière, j’ai oublié le formidable François-Régis Gaudry, qui nous fait saliver tous les dimanches à 11 heures, et son chroniqueur oenologique, merveilleux artisan de l’association «mets-vins» …
Et la magnifique Elvira Masson et ses délicieuses recettes …
Oubli réparé!

par Christophe Sibille

# [Les derniers articles de Christophe Sibille]

Patrick FONT - Souvenirs d'un cowboy d'opérette