Christophe Sibille

Christophe Sibille par Babouse

Christophe Sibille est né pendant la nuit qui a suivi un 14 juillet. Si on vous demande en quelle année, répondez qu’on ne demande jamais son âge à une dame, comme disait sa tante.
Mais c’est certainement à cause de ça qu’il a gardé une peur de tous les pétards. Enfin, presque tous. Pas ceux qui sont silencieux, qui font de la fumée, et qui rendent, en général, bêtement hilares les garnements qui les portent à leurs lèvres.

Si quand il était môme, on pouvait lire « peut mieux faire » sur mes bulletins, c’est tout simplement parce que la flemme ne faisait pas partie des disciplines enseignées à l’école. C’est vraisemblablement aussi la raison pour laquelle, après une thérapie de deux décennies qui a permis à une demi-douzaine de psychanalystes de s’offrir une coquette maison de campagne, qu’il finit par comprendre pourquoi il était devenu enseignant; en effet, choisir un métier qui consiste à faire comprendre aux autres que le seul moyen de s’en sortir est de bosser, est le meilleur moyen de planquer qu’on est un gros feignant.

Surtout qu’il enseigne à des instituteurs, et qui plus est, de la musique, vous comprendrez donc aisément que son cas fut absolument désespéré. Ce qui tombe bien, puisque parait-il, l’humour étant la politesse du désespoir, il est aussi poli que modeste.Dans les années 80-90, il accompagna au piano les seuls chanteurs au monde qui ne répétaient jamais leurs spectacles avant de les présenter au public : Patrick Font et Philippe Val.

Vous pouvez retrouver ses chroniques sur Radio Balistiq

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