Antisémitisme et autres maladies mentales

par | 7 Nov 2023

Le racisme, sous toutes ses formes, est abject; j’aimerais que ce soit banal de dire ça mais pour un tas de gens frustrés immondes, ce doit être un titre de gloire, une tradition à conserver puisque l’idée de bouc émissaire est une valeur sûre et ce qui rassure les déréglés mentaux qui osent s’afficher dans l’anonymat; anonymat des tags, des réseaux sociaux, ces réseaux qui les confortent dans une complicité coupable. L’antisémitisme qui pollue l’atmosphère en ce moment, mais qui n’a jamais cessé d’être présent dans les différentes couches de ratés de la société, ratés quel que soit le niveau social (la réussite étant évalué en fonction de l’épanouissement et de l’intelligence du cœur).

L’antisémitisme est-il transmissible dans le cercle familial? L’antisémitisme est-il héréditaire? Vient-il en réaction quand on a épuisé toutes les formes de respect de soi-même et l’altruisme qui en découle naturellement? Les intéressés n’ont sans doute pas la réponse. La bêtise a rarement d’explications à donner puisqu’on ne joue pas sur le terrain de l’intelligence. 

Je n’aime pas évoquer spécifiquement l’antisémitisme car c’est le racisme dans son ensemble qui doit être combattu. L’école devrait être le lieu d’apprentissage de la vie heureuse, de l’altruisme, malheureusement trop d’enfants ont l’esprit pourri par le sectarisme de leurs parents qui ne méritent pas de l’être.  Un enfant peut-il rejeter  le racisme distillé au quotidien par ses parents ?. La même question se pose quand il s’agit du carcan d’une religion. Plus on veut s’éloigner des idées toutes faites, de l’embrigadement, plus il faut une force morale individuelle, un peu d’imagination et tout simplement la lucidité qui fait que l’on peut être qualifié d’honnête homme.

Je souhaite le bonheur des gens, et en particulier le bonheur des cons car ce sont les gens malheureux qui sont dangereux et qui ont besoin d’être mauvais, mauvais avec les autres et donc mauvais pour eux-mêmes; une notion tellement éloignée de leur faculté de compréhension !

Alors, à part se lamenter et constater les dérives mentales des frustrés de tous poils, que faire pour se protéger et avancer si l’on croit qu’une certaine sérénité est encore possible dans notre société ?

Sévir bien sûr, montrer l’exemple et condamner les réseaux sociaux qui offrent une tribune aux crapules, à l’image du blogueur Boris Le Lay, odieux personnage planqué au Japon.

Des condamnations à des travaux d’intérêt général peuvent être utiles s’ils sont en rapport avec les méfaits commis. Toutes les peines appliquées doivent être médiatisées. Il faut inverser le sentiment de culpabilité. Une victime n’est, par définition, pas coupable. Que de lieux communs qu’il est aberrant de devoir énoncer !

Alors, encore une fois une bouteille à la mer et avec les tempêtes du moment, que va-t-elle devenir? Où va-t-elle se fracasser? Mon cœur balance entre optimisme et pessimisme en fonction de la météo capricieuse.

Gardons tout de même un peu d’humour avant qu’il ne soit trop tard. L’humour, une arme bien fragile face à la bêtise mais nécessaire pour mettre de la vie là où la mort s’installe sournoisement.

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Rappel: le dernier livre: « Les bonnes raisons de ne pas avoir tort » (Editions du Net)

Par Thierry Rocher

Par Thierry Rocher

Thierry Rocher est un auteur, comédien, humoriste qui fait où on lui dit de ne pas faire. Vous pouvez le retrouver dans la Revue de presse des Deux Ânes sur Paris Première
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