Entouré d’abrutis

par | 28 Mai 2024

Alors comme ça, il ne faut pas gueuler trop contre les abrutis que l’on subit au quotidien et qui font vivre les gens dans un climat d’insécurité avec à l’arrivée les morts qu’on compte (malheureusement pas que des accidents du travail pour les dealers) et les dépenses pharaoniques qu’on ne compte pas. Que ce soit dans l’hexagone, ou en Nouvelle-Calédonie, on s’aperçoit que la violence aveugle, le non-respect des autres, avec un discours qui flotte dans l’alcool et le cannabis sont aveugles.

A Nouméa, c’est quand même moins compliqué d’assommer son voisin ou le supprimer carrément plutôt que dialoguer. Etre indépendantiste crée des comportements contradictoires, le bien et le mal: on peut dialoguer pour trouver un consensus équitable, ou se taper dessus peut-être par manque de maitrise du vocabulaire.

Ca permet au RN de ressortir les mêmes mots censés être crédibles et conforter dans leur déraison les jeunes votants, garçons et filles qui mouillent à la vision de Bardella. Pas que des mauvaises nouvelles si l’on regarde les indésirables: Ibrahim Raïs président iranien victime d’un accident d’hélicoptère. Et pour aller où les amis? En Azerbaïdjan, pays fiable pour tous les dictateurs. Un barbu de moins c’est peu mais c’est déjà ça.

Pendant ce temps on compte plus ou moins les gamins de 15 ans qui se trucident avec couteaux, armes à feu et autres jouets reçus au pied du sapin à Noël. On pourrait dire ça tant l’aveuglement des parents sur les trafics des enfants fait peur. Les armes circulent, tout comme les substances illicites avec un aveuglement et un silence effrayants. Faire le gros dos est plus facile en regardant ailleurs que de déranger les esprits simples pris par d’autres préoccupations.

Comment lutter sur notre territoire contre les criminels mineurs ou majeurs? Légaliser le cannabis et lancer une vraie opération « armée dans les cités ». Supprimer les armes , ce n’est pas facile, c’est bien sûr mouiller les parents , et revenir à la police de proximité pour rassurer les citoyens dans la sécurité de leur quotidien. Pour compléter l’insécurité au quotidien dans l’hexagone, il ne faut pas oublier une autre catégorie d’abrutis: les racistes et antisémites. On serait tentés de leur pardonner car un antisémite ou un raciste basique est avant tout un malade qui souffre d’une maladie mentale contagieuse. Comment prendre en charge  cette population dangereuse?

A part mélanger les enfants de toutes les couleurs dans les écoles, encourager les mariages mixtes à se développer, arrêter de trouver de fausses excuses aux coupables, lutter contre les sites internet complices et le dark net toujours autorisés à distiller ses horreurs et les pires trafics en fermant les yeux, s’attaquer réellement à ceux qui passent par la case prison en agissant sur ceux qui s’y trouvent dans des conditions hallucinantes (les 9 téléphones retrouvés dans la cellule de l’illustre Amra, pauvre type toujours en cavale et les complices qui jettent aux détenus tout ce qu’ils veulent en toute impunité) je ne vois pas de solutions miracle pour retrouver un peu de lumière dans les rapports humains de tous les jours.

Pour l’instant, il faut regarder cette violence générale qui prend forme avec des sous-hommes dont c’est la seule façon de s’exprimer et de communiquer.

Bon courage !

Par Thierry Rocher

Par Thierry Rocher

Thierry Rocher est un auteur, comédien, humoriste qui fait où on lui dit de ne pas faire. Vous pouvez le retrouver dans la Revue de presse des Deux Ânes sur Paris Première
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