Un peu d’absurdité pour sauver le monde

par | 1 Fév 2022

Lors de la venue de Jean Lassalle, (possible président de la république ! En pleine ascension dans les sondages) à la Revue de Presse de Paris Première, en janvier, j’avais annoncé des mesures fortes en vue d’une éventuelle candidature de ma part. Le berger des Pyrénées a été fortement séduit par plusieurs d’entre elles. Les voici avec, dans le paysage politique, une place qui se situerait, à l’extrême-centre, un créneau resté libre.

Tout d’abord, en matière d’éducation où il y a matière à innover.

Pour les jeunes, il faut abaisser l’âge de l’apprentissage de 16 ans à 14 ans de façon à ce que les mômes qui cassent les bagnoles à 12 ans n’attendent pas 16 ans pour les réparer. Interdire également les armes en jouets pour les enfants, les faux pistolets, les fausses mitraillettes car ça leur fait croire que les armes sont inoffensives; un système d’éducation trompeur. Il faut les remplacer par des vraies. Autre mesure: abroger la loi de 1956 qui a interdit le vin aux moins de 14 ans dans les cantines scolaires. Avec un slogan: moins de joints, plus de vin.

La légalisation du cannabis est aussi au programme. Il faut que toutes les générations se retrouvent ensemble et puissent fumer en famille. Également, combler l’absence de Coffee shop dans les EPHAD. Que ceux qui ont fumé des joints toute leur vie ne soient pas obligés de changer leurs habitudes à la vieillesse.

Bien sûr, lutter contre la pauvreté. Et cette lutte contre la misère, c’est d’abord nationaliser Décathlon. Pour que l’État permette à chaque SDF d’être propriétaire de sa tente Quéchua. Redonner aux sans-abris le goût de la propriété, c’est un objectif majeur.

Pour la retraite, enfin une position novatrice: pouvoir choisir de prendre des années de retraite en début de carrière pour en profiter en pleine forme. Ah par contre, une fois le crédit des années épuisé, il faudrait travailler jusqu’à l’épuisement mais mourir au boulot, c’est une belle mort quand on a un travail qu’on aime.

Et pour rendre heureux les Français sans que ça coûte beaucoup d’argent, leur donner plus de temps libre. Pour ça, ajouter des jours fériés: par exemple, la Saint-Nectaire, Saint-Emilion ou la Saint-Glinglin. Ce ne sont pas les idées à la con qui manquent pourrait être la conclusion d’un électeur basique.

Pour finir, une phrase de circonstance qui restera d’actualité pour une durée indéterminée, une question du célèbre philosophe chinois Qi Shi Tsu: « En politique, si la fin justifie les moyens, qu’en est-il des médiocres et des nuls? «.

Mais pour sortir des grandes décisions de changement de société, il faut pouvoir s’évader. Et la lecture est primordiale.  Lire un roman par exemple. Et j’en profite pour vous signaler la sortie de « La mort en partage » aux Editions de Borée. Un roman « noir » à plusieurs facettes. A vous de voir!

Par Thierry Rocher

Par Thierry Rocher

Thierry Rocher est un auteur, comédien, humoriste qui fait où on lui dit de ne pas faire. Vous pouvez le retrouver dans la Revue de presse des Deux Ânes sur Paris Première
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